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Poésies platoniques : J’ai toujours rêvé d’être écrivain, sans jamais savoir quoi raconter.
Ma vie ? pas très passionnante… Celle d’un monsieur tout le monde, avec ses défauts, ses qualités, ses angoisses, ses obsessions, ses passions…
Un conte, une histoire inventée tirée de mon imagination ?… pas débordante l’imagination, pas suffisante pour écrire en tous les cas.
Et puis un jour je suis tombé amoureux fou d’une petite et frêle mère de famille quadragénaire, ô combien charmante et attirante, avec laquelle toute histoire d’amour était impossible. Et quand je dis amoureux fou, le mot « fou » n’est pas mis au hasard… Ce fut la passion la plus fulgurante, puissante, obsédante, débordante, délirante, épuisante que j’eus jamais connue.
Ma vie n’avait plus aucun sens, je pensais à elle sans cesse, mes nuits étaient blanches, et j’ai pensé plusieurs fois très sérieusement au suicide.
Je n’avais et n’ai encore qu’un désir : celui, irrésistible, de la prendre dans mes bras, de la posséder, non physiquement, parce que ce genre de passion n’a rien de physique ni de sexuel, mais de posséder son âme, de l’avoir toute à moi, pour l’éternité.
N’importe quoi, j’aurais fait n’importe quoi pour elle, j’aurais abandonné ma vie de célibataire, mes habitudes, mes passions, mes objectifs, juste pour pouvoir la regarder, la caresser, lui parler, entendre sa voix, respirer son odeur pendant le restant de mon existence.
Je mourais à petit feu et je n’avais aucun moyen d’éteindre cette passion dévorante et complètement irraisonnée. J’ai souffert, réellement, et je souffre encore, comme jamais je n’avais souffert jusqu’à présent, d’amour mais aussi de rage, après moi-même, après Dieu, après le temps qui passe, après l’inutilité d’une vie, après les chances que j’ai laissé passer, après ma vie de couple ratée…
Alors, complètement étouffé par cette passion, je me suis mis à écrire, chaque jour, sans relâche, des poèmes tristes et désespérés, que j’offre à toutes les âmes romantiques qui prendront la peine de les lire.
Je vous les offre, je les lui offre aussi, elle qui ne les lira sans doute jamais… |