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Bonjours. Je souhaite vous présenter ma passion qui est l'élevage de coq de combat. J'habite à la réunion,ici les combats de coqs sont tolérés car ils font partie du patrimoine culturel de notre ile. Les combats de coq sont venue à la réunion par le biais des indiens, des chinois etc.. qui venaient à la réunion et qui amenait avec eux leur tradition comme le combat de coq. Il faut savoir qu'un coq de combat sera tout au long de sa vie choyer par son propriétaire qui en prendra soin.
De race spéciale, très haut sur pattes, le coq de combat est alors entraîné pendant un à deux ans avant de livrer son premier combat. Physiquement, il se distingue nettement d'un vulgaire coq de basse-cour par ces particularités suivantes. La crête tout d'abord est coupée à raz pour éviter toute prise (de bec!) par l'adversaire. Les plumes du cou, du dos et des pattes sont rasées pour les mêmes raisons. A la Réunion, les ergots métalliques sont interdits, ce qui n’est pas le cas partout, comme en République Dominicaine, où ce dernier attribut, métallique -ou d'écaille est fixé sur son cinquième ergot. Pour aiguiser l'agressivité et la force qui distingue un tocard d'un champion, des produits 'spéciaux', qu'on appelle pudiquement 'vitamines', viennent, dans ce sport également, aider le destin... Le coq est, par nature, un animal courageux et résistant. Il est également agressif. Pendant les combats, il frappe de toutes ses forces l’adversaire avec son bec et ses pattes. Il récupère très vite et l’on ne sait donc jamais qui finira par remporter la victoire.
es combats de coqs sont tolérés à La Réunion. Tous les dimanches les paris se comptent en milliers d'euros dans les différents "ronds" (aire de combat en créole réunionnais) de l'île
La pratique (légalement interdite mais tolérée à La Réunion) est dure, parfois difficilement supportable pour les non initiés. Ergots limés pour devenir aussi tranchants qu'un rasoir, becs affûtés, ailes déployées, les deux coqs se jettent l'un sur dans le «rond» (espace aménagé pour le combat).
Autour de l'arène des paquets de billets passent de main en main. Peu de mots sont échangés entre les parieurs. Chacun sait combien il a misé et combien il encaissera en cas de victoire. On est ici entre spécialistes et l'arnaque n'a pas droit de cité.
3 000 euros le coq
Dans le rond, pour le plaisir et la fortune de leurs maîtres, les deux coqs s'affrontent. Les spectateurs ne les lâchent pas des yeux. Certains les encouragent de la voix. Coups de becs et d'ergots pleuvent. Le combat est souvent bref. Un "coq bataille" - selon son nom créole -, peut coûter jusqu'à 3 000 euros à l'achat, parfois plus. À ce prix-là pas question pour les éleveurs de les laisser mourir dans l'arène. Maigre consolation. Car l'animal ne sort jamais indemne d'une lutte. C'est souvent en sang que le vaincu quitte le rond. Le vainqueur a un répit jusqu'au prochain combat.
L'un comme l'autre vont faire l'objet de toutes les attentions de la part de leurs propriétaires. Leurs blessures vont être soignées. Si les remèdes traditionnels à base d'herbages et d'écorces ne suffisent pas, les animaux seront conduits chez le vétérinaire.
Coqs en pâte
Hors combat, il faut bien dire qu'ils sont traités comme des coqs en pâte. Nettoyés et brossés tous les jours, ils font des repas à base de viande et ils ont droit à des petites friandises. Rien à voir avec la vie d'un coq de basse-cour. Lui n'a pas droit à tous ses égards. C'est peut-être pourtant à cette vie-là que rêve le coq - bataille après chaque combat. Mais personne ne lui demande jamais son avis... |